« Il reste un papa dans l’équipe… » : Kevin Ayroles, le pilier d’expérience qui guide la relève figeacoise vers les sommets

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À 36 ans, Kevin Ayroles incarne la transmission au Groupe Sportif Figeacois (GSF). Ancien éducateur devenu coéquipier de ses anciens élèves en équipe espoir, il allie fidélité au club et passion intacte.

À 36 ans, un âge où beaucoup raccrochent les crampons, Kevin Ayroles est toujours là. Chaque dimanche, les supporters du GSF reconnaissent sa silhouette : crâne chauve entouré d’un bandeau blanc, épaules solides et regard concentré, il s’installe en première ligne de la mêlée « Rouge et Noire ». Pilier de l’équipe B, l’antichambre de l’équipe fanion, il occupe ce poste exigeant avec la même passion qu’à ses débuts.

« La mêlée, c’est un combat collectif. On ne triche pas », résume-t-il. Formé au club, Kevin a grandi avec le GSF. De l’école de rugby aux seniors, il a connu toutes les étapes, y compris la Fédérale 1 à 18 ans. Après une parenthèse professionnelle, il revient à Figeac et retrouve le vestiaire à Marcel-Costes. Un temps président de l’école de rugby, très vite, il s’investit aussi comme éducateur auprès des cadets et ensuite les juniors. Une génération qu’il accompagne pendant cinq ans, marquée par la parenthèse du Covid, où il maintient le lien à travers des séances de rugby à toucher et des moments partagés.

Aujourd’hui, ces jeunes sont devenus seniors et évoluent à ses côtés en équipe espoir. Un rêve discret devenu réalité. « Quand je vois le chemin parcouru, Mateo Perrie par exemple, mon capitaine aujourd’hui, je ressens beaucoup de fierté », confie-t-il.

« Kevin, c’était le coach le plus proche de nous »

Un sentiment partagé par les joueurs qui ne tarissent pas d’éloges. Max Sabut, ouvreur, se souvient : « Kevin, c’était le coach le plus proche de nous. Il nous appelait ses petits. Pendant le Covid, il organisait des entraînements pour qu’on ne reste pas isolés. Il nous a appris à être exigeants mais aussi solidaires. Aujourd’hui, jouer avec lui, c’est une continuité. À l’échauffement, on rigole, mais sur le terrain on applique ce qu’il nous a transmis. »

Même attachement chez le flanker Thimothé Fleck : « Au départ c’était notre entraîneur, puis c’est devenu un ami. Il a toujours su canaliser le groupe. Cyrill (l’entraîneur actuel) dit souvent que c’est mon grand frère. Il n’est peut-être plus le plus rapide, mais il reste un papa dans l’équipe. Sa présence rassure. »

Lucas Cros-Prégourié, deuxième ligne, évoque la transmission : « Il avait été entraîné par mon père, puis il m’a entraîné. Il y a une forme de continuité. Aujourd’hui, me retrouver derrière lui en mêlée, c’est fort. On a grandi avec lui, c’est un exemple de fidélité au club. »

Les espoirs du GSF jouent les premiers rôles et visent les phases finales. Kevin, souvent finisseur, savoure chaque entrée en jeu. Plus qu’un pilier, il est le lien vivant entre formation et seniors, entre passé et avenir. À Figeac, son histoire est celle d’un club où la passion se transmet, génération après génération.