À Figeac, certains noms racontent à eux seuls une histoire du rugby local. Chez les Landes, la passion du ballon ovale se transmet presque comme un héritage familial : René, mémoire vivante du club à plus de 80 ans, toujours fidèle au bord du terrain carnet à la main ; Fabrice, le fils, coach de l’équipe fanion et Jérôme Richard, le gendre, lui aussi entraîneur du GSF.
Dimanche à Nérac, le clan avait de quoi savourer : les «Rouge et Noir» ont validé leur accession en Fédérale 2 au terme d’un duel haletant.
Après leur victoire bonifiée au match aller au Calvaire, les Figeacois abordaient ce retour avec un avantage conséquent (5 points terrain à 1). Battus d’un souffle dans le Lot-et-Garonne, ils ont néanmoins parfaitement géré leur affaire face à une formation néracaise qui devait impérativement s’imposer avec au moins huit points d’écart.
Résultat des courses : un bilan global favorable aux Lotois (6 à 5 aux points terrain) et une qualification amplement méritée.
Toujours mesuré, René Landes retenait avant tout le travail de fond : « Comme d’habitude, j’étais inquiet. Mais les joueurs ont été mis dans de bonnes conditions, le groupe s’est resserré et a fait preuve de beaucoup de sérieux. David Ronsin a fait un travail remarquable. Malgré quelques roublardises en mêlée, les nôtres ont tenu bon. Cette montée, c’est surtout celle de la patience, avec près de 90 % des joueurs formés au club. »
«Des moments rares»
Pour Jérôme Richard, l’émotion dominait après le coup de sifflet final : « Faire une grande saison, c’est décrocher une montée ou un titre et ils l’ont fait. On est allé la chercher avec le cœur. Les avants ont fait un énorme match, on a su tenir le ballon et défendre malgré la pression et l’enjeu. Aujourd’hui on profite, car ce sont des moments rares, mais dès mercredi on bascule déjà sur la suite. On aimerait bien jouer encore au mois de juin… ».
Pour Fabrice Landes, cette montée dépasse le cadre du terrain : « C’est la victoire de tout un club et du travail de formation lancé il y a dix ans par Bernard Landes et Alain Chevalier autour de l’école de rugby. On n’a jamais douté. Les supporters ont été un véritable seizième homme, j’en avais des frissons. »
La famille Landes peut sourire. Le GSF aussi. Mais à Figeac, on le sait déjà : le plus dur commence peut-être maintenant.
Jérémy Wanin rejoint le staff du GSF
Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, le GSF a profité de sa qualification en Lot-et-Garonne pour annoncer un renfort de poids dans son staff technique.
Le président du club, Marc Thouron, et le coprésident Jérôme Falret ont officialisé l’arrivée de Jérémy Wanin comme entraîneur principal du groupe senior.

Ancien joueur passé par le centre de formation du Stade Toulousain, aujourd’hui entraîneur principal du Stade Aurillacois Cantal Auvergne, Jérémy Wanin connaît bien le territoire et le GSF pour y avoir déjà œuvré comme conseiller technique.
Un choix qui s’inscrit dans la volonté du club de renforcer son projet sportif et de poursuivre le travail de formation des jeunes joueurs issus du cru. Celui-ci ne cachait pas sa satisfaction : « Je suis très heureux de m’engager avec le Groupe Sportif Figeacois comme entraîneur principal du groupe senior. Après plusieurs années de coaching dans le rugby professionnel, ce choix est avant tout un retour aux sources : un projet local, humain et ambitieux, ancré dans un territoire que je connais bien. Je rejoins le GSF avec l’envie de renforcer la structure, l’exigence et la dynamique collective déjà en place. La formation et l’accompagnement des jeunes du club vers le groupe senior resteront également au cœur du projet. J’ai hâte de démarrer cette aventure avec les joueurs, le staff, les dirigeants et les bénévoles. »






