Au moment de savourer la montée du Groupe Sportif Figeacois en Fédérale 2, le coprésident en charge du partenariat Jérôme Falret rappelle que cette réussite est avant tout le fruit d’un long travail autour de la formation.
« Il y a trois ans, nous étions d’accord tous les quatre sur un objectif : faire monter le club », explique-t-il.
Une ambition bâtie sur des bases plus anciennes. « Cela faisait dix ans que j’étais au club et je voyais que le système ne fonctionnait pas toujours. Petit à petit, on a renforcé la formation et aujourd’hui, on récolte les fruits du travail engagé.»
Un projet initié sous la présidence de Bernard Landes puis consolidé, au fil des saisons, notamment avec Alain Chevalier au pôle jeunes.
Le GSF a renforcé son identité autour des éducateurs du cru et des jeunes du territoire. Les résultats se lisent aujourd’hui à tous les niveaux. «L’équipe B réalise de beaux parcours et attire du public dès le lever de rideau. Cela montre la qualité du travail effectué », souligne Jérôme Falret.
La stabilité du staff a également compté, avec l’apport, cette saison, de Romain Issart dans l’organisation et la rigueur, mais aussi celui du préparateur physique David Ronsin et de deux kinés, venus renforcer l’accompagnement du groupe.
Le pari gagné de la formation
Le pari de la formation semble gagné : plusieurs juniors, comme Lino Lacoste, Enzo Estival ou Max Sabut, ont déjà intégré le groupe senior, tandis que les cadets brillent en championnat de France.
Avec l’arrivée annoncée de Jérémy Wanin pour renforcer le staff et accompagner les jeunes, le club entend inscrire cette dynamique dans la durée.
Pour Romain Issart, technicien reconnu du staff lotois, le défi de ce dimanche face à Argeles Gazost en 8e de finale du chamionnat de France de Fédérale 3 s’annonce d’un tout autre registre que celui proposé par Nérac.
« C’est une équipe très forte dans l’engagement et le dynamisme. Contrairement à Nérac, très structurée dans son système, Argelès met beaucoup d’énergie, avec des joueurs athlétiques, beaucoup d’intensité et davantage de jeu en première intention », analyse-t-il.
Face aux Pyrénéens, les Figeacois devront surtout corriger un point récurrent : la discipline. « Quand on prend trop de pénalités, on recule sans cesse et cela nous empêche de déployer notre rugby de volume. C’est vraiment le secteur à améliorer si l’on regarde les deux premiers tours », insiste Issart.
Monter le curseur
Le coach lotois attend aussi davantage de pragmatisme dans la gestion du jeu. « À Nérac, dès qu’on a mieux occupé le terrain et respecté notre plan de jeu, on a été plus dangereux. Il faudra reproduire cela dimanche. »
Mais après la montée, un autre défi se profile : la remobilisation mentale.
« Le premier objectif est atteint après dix ans d’attente, il fallait savourer. Maintenant, il faut réussir à se reconcentrer. À ce niveau, il n’y a plus de petites équipes », rappelle-t-il.
Sans pression mais avec ambition, le GSF entend bien continuer à rêver. «Une aventure comme ça, on n’en vit pas souvent en Fédérale. Quand on est encore là, on est obligés d’y croire», glisse Issart.
Ce dimanche après midi dans le Gers, face au XV d’Argelès-Gazost, solide et engagé, les « Rouge et Noir» savent qu’il faudra encore monter le curseur pour poursuivre ce printemps déjà exceptionnel.






