Formés au club , Enzo Estivals et Lino Lacoste vivent pleinement le beau parcours de l’équipe du GSF.
Promus des juniors la saison dernière, ils ne s’attendaient sans doute pas à vivre un tel exercice. Devenus des éléments importants de l’équipe fanion, ils ont participé à la montée du Groupe Sportif Figeacois en Fédérale 2 et s’apprêtent à disputer un quart de finale du championnat de France face à La Saudrune.
Deux parcours différents, mais une même histoire : celle d’une génération formée au club qui vivent aujourd’hui les grandes heures du rugby figeacois.
Pour Enzo Estivals, arrivé à Figeac en cadets après un passage par Aurillac, la saison a dépassé toutes les espérances. « J’y croyais sans vraiment y croire », confie le trois-quarts centre. Après avoir échoué de peu avec les juniors aux portes du championnat national la saison passée, il découvre cette année le rugby senior dans toute son exigence.
« Ce qui m’a le plus marqué, c’est la différence de gabarit. En juniors, on fait partie des plus grands. En seniors, on se retrouve face à des joueurs beaucoup plus puissants. Il a aussi fallu gérer le stress des premiers matchs, la peur de décevoir ou de ne pas avoir de seconde chance. »
Très vite pourtant, le jeune centre a trouvé sa place au sein d’un groupe qu’il décrit comme particulièrement uni. « On a construit quelque chose de fort. Peu de monde nous voyait monter en Fédérale 2 et encore moins atteindre les quarts de finale. Aujourd’hui, je pense qu’on est capables d’aller encore plus loin.»
Même enthousiasme du côté de Lino Lacoste. Pur produit de l’école de rugby figeacoise, l’arrière a effectué toutes ses classes sous le maillot rouge et noir. «Quand j’étais jeune, je regardais les phases finales depuis les tribunes. Aujourd’hui, les vivre sur le terrain, c’est quelque chose d’incroyable.»
Comme son coéquipier, il ne s’attendait pas à devenir un titulaire régulier dès sa première saison complète chez les seniors. « J’avais déjà participé à quelques feuilles de match, mais je ne pensais pas jouer autant. C’est une très belle surprise. »
«On a construit quelque chose de fort»
Lui aussi souligne l’importance de l’accueil reçu au sein du groupe. « J’ai été très bien intégré. Quand on arrive à 19 ans dans un vestiaire senior, ce n’est jamais évident, surtout quand on est plutôt réservé. Mais tout le monde m’a aidé. »
Les deux jeunes hommes partagent également un même rêve : prolonger l’aventure. Si la montée est déjà acquise, personne n’a envie de s’arrêter là. « Quand on est encore en course, on est obligé d’y croire », résume Enzo Estivals.
Face à La Saudrune, les «Rouge et Noir » savent que le défi sera immense. Mais ils abordent ce rendez-vous avec la fraîcheur et l’insouciance de leur jeunesse, portés par un collectif soudé et par tout un club qui continue de rêver.
«Vivre les phases finales sur le terrain c’est quelque chose d’incroyable»
Autre motif de satisfaction pour les deux joueurs : retrouver leur ancien partenaire des équipes juniors, Max Sabut. Une présence qui illustre parfaitement la réussite du projet figeacois, où les générations se croisent et grandissent ensemble sous les mêmes couleurs.
À une marche des demi-finales, les deux jeunes joueurs et toute leur génération écrivent déjà une très belle page de l’histoire du GSF. Et ils n’ont manifestement pas de s’arrêter là.






