Adrien Cavalerie (capitaine du Groupe Sportif Figeacois) : «Notre force, c’est le mélange des générations»

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Printemps historique pour le Groupe Sportif Figeacois qui va disputer ce dimanche à Gaillac un quart de finale du championnat de Fédérale 3 face à La Saudrune. Impressions du capitaine des «Rouge et Noir» Adrien Cavalerie avant ce rendez-vous.

Cette après-midi, sur la pelouse du Stade Bernard-Laporte à Gaillac, le Groupe Sportif Figeacois disputera un quart de finale de championnat de France qui aurait semblé bien lointain il y a encore quelques saisons. Après avoir décroché son billet pour la Fédérale 2, le club lotois entend désormais poursuivre son aventure face au Racing Club de La Saudrune.

Pour Denis Decas, coprésident du GSF en charge des affaires générales et du partenariat, cette réussite est avant tout l’aboutissement d’un patient travail de formation engagé il y a plus d’une décennie, auquel il avait largement contribué lorsqu’il pilotait le pôle jeunes du club.


« Lors de notre accession en Fédérale 1, la Fédération nous imposait de présenter des équipes de jeunes exclusivement sous les couleurs du GSF. Malgré les excellents résultats du rassemblement GFL avec Gramat et Lacapelle, nous avons dû repartir de zéro. Il a fallu reconstruire toute la filière. Les cadets comme les juniors ont rapidement retrouvé leur place parmi les meilleures équipes régionales. Quelques années plus tard, les juniors remportaient la coupe du Limousin en Balandrade, tandis que les Bélascain et les cadets décrochaient le titre de champions du Grand Sud-Ouest. La dynamique était lancée. Aujourd’hui, nous récoltons les fruits de ce travail de longue haleine. Plus de 90 % de l’effectif senior est issu de notre formation et la quasi-totalité des joueurs vit et travaille sur le territoire. La véritable force de cette équipe, c’est ce lien créé au fil des années et cette solidarité forgée à l’école de rugby du club. »

Une philosophie qui se traduit aujourd’hui sur le terrain à travers un groupe soudé, mêlant cadres expérimentés et jeunes joueurs formés au Calvaire, tous animés par le même attachement au maillot «rouge et noir».

Jeune acteur de cette période faste pour le pôle jeunes, le capitaine des «Rouge et Noir», Adrien Cavalerie mesure le chemin parcouru. La montée acquise face à Nérac a laissé des traces plus que positives.

« Revenir en mode compétition après les 16es de finales, ce n’était pas évident parce que cette montée, on l’a bien fêtée. Ça a été un énorme soulagement pour tout le monde. On l’attendait depuis longtemps. À moins d’une semaine d’un huitième de finale, il a fallu rapidement basculer, mais ce n’était pas simple. »

«Ce groupe ne lâche jamais rien»
 

Le deuxième ligne reconnaît que la préparation du match contre Argelès-Gazost fut particulière.
« Les entraînements étaient un peu plus détendus puisque l’objectif principal était atteint. Mais, pour ce 8e de finale, dès qu’on est sortis du vestiaire et qu’on a retrouvé notre public, il y a eu un déclic. On s’est remis immédiatement dans le match et on a réalisé une grosse entame. »
Pour le capitaine lotois, la force du GSF s’est construite tout au long de la saison.

« Nous avons disputé beaucoup de matchs serrés et à chaque fois la pièce est tombée du bon côté. Ce n’est pas de la chance. C’est la preuve que ce groupe ne lâche jamais rien. Les victoires à Pont-du-Casse ou à Moissac nous ont renforcés mentalement. Même la défaite contre Levezou à domicile nous a servis avant les phases finales. »

Au-delà des résultats, le solide gaillard insiste sur l’identité de ce collectif.
« Notre force, c’est le mélange des générations. Les anciens apportent leur expérience, les jeunes leur fraîcheur. Chacun a son histoire avec cette montée. Pour certains, c’est leur première saison senior. Pour d’autres, comme moi ou Xavier (Hugonenc), cela faisait dix ans que nous attendions ce moment, c’est extraordinaire.»

Désormais, l’objectif est clair : continuer à écrire l’histoire en rouge et noir.
« Certains disent que tout ce qui arrive maintenant n’est que du bonus. Nous ne le voyons pas comme ça. Nous voulons aller le plus loin possible et nous savons que nous en avons les capacités. »

Face à La Saudrune, l’un des favoris de ces phases finales, les Figeacois pourront s’appuyer sur une qualité qui les accompagne depuis le début de la saison.

« Ce qui me marque le plus, c’est la sérénité du groupe. Même dans les moments difficiles, personne ne s’affole. Tout le monde garde la tête froide et reste convaincu que ça va finir par passer. Et je pense que c’est aussi pour cela que cette saison, ça tourne souvent en notre faveur. »
Une force mentale qui sera sans doute indispensable dimanche à Gaillac pour continuer à faire vivre ce printemps déjà historique du rugby figeacois.

Contrairement à ce que nous avons indiqué lors d’une précédente édition, les bus des supporters partiront du Stade Londieu et non du Stade du Calvaire.