À l’heure de la trêve hivernale, le Groupe Sportif Figeacois peut regarder le chemin parcouru avec une certaine satisfaction. Deuxième de sa poule de Fédérale 3 à un point du leader Nérac, avec huit victoires en dix rencontres, le GSF a répondu présent lors de cette première partie de saison. Un bilan que le staff technique du club de rugby figeacois analyse avec lucidité, entre satisfaction et exigences assumées.
« En termes de résultats, le bilan est très positif, reconnaît le trio Jérôme Richard, Fabrice Landes et Romain Issart. Si le contenu n’est pas encore totalement à la hauteur de ce que l’on souhaite, il est en net progrès depuis le début de saison ». Les entraîneurs insistent toutefois sur la marge de progression encore importante, notamment dans l’efficacité offensive collective et la gestion des temps faibles.
Ce parcours solide s’explique par plusieurs facteurs. « Le travail de fond, notamment sur la préparation physique réalisée par David Ronsin, et le sérieux des joueurs ont beaucoup compté, poursuit Jérôme Richard. L’implication du groupe, en conquête d’abord puis dans les lancements de jeu, nous a permis de franchir des paliers ». Une conquête redevenue stable, une organisation plus lisible et un groupe qui s’approprie progressivement le projet.
« Les jeunes ont apporté un vrai vent de fraîcheur »
La jeunesse constitue l’un des marqueurs forts de cette saison. « Les jeunes ont apporté un vrai vent de fraîcheur, explique Fabrice Landes. Les juniors montants et les recrues arrivent avec de l’envie et de l’ambition, cela crée de l’émulation ». Dans le même temps, certains cadres ont pris une nouvelle dimension, à l’image du capitaine Adrien Cavalerie, moteur d’un groupe en quête d’identité.
Parmi les moments marquants, le staff n’élude pas les passages à vide, mais les réactions ont été à la hauteur, notamment lors de succès fondateurs à domicile ou à l’extérieur, dans une poule jugée très homogène.
D’ici la reprise le 11 janvier à Nègrepelisse, le programme est clair : poursuite du travail physique, remise progressive du ballon, puis un cycle exclusivement rugby. « Sur la première partie on a validé pas mal de choses collectivement indique Romain Issart, donc là on va aller plus chercher les garçons dans les détails pour essayer de gagner des petits pourcentages d’efficacité qui peuvent faire la différence au printemps. Notamment sur notre jeu sans ballon en attaque, et sur le replacement défensif ».
Même dynamique du côté des espoirs. Sous la houlette de Cyrill Petit et Jean Frayssinoux, la jeune garde figeacoise caracole en tête de sa poule. « C’est un groupe plein d’enthousiasme, avec beaucoup de sérieux, explique le duo. La jeunesse fait merveille, mais on reste vigilants : l’objectif est de continuer à former et à préparer l’avenir du club. »
À Figeac, l’hiver ne sera pas synonyme de relâchement. Le GSF sait que le plus dur reste à venir.







