À peine le temps de savourer. Dimanche dernier, en s’imposant au terme d’un match parfaitement maîtrisé à Nérac, le Groupe Sportif Figeacois validait son retour en Fédérale 2. Une immense satisfaction pour les Lotois.
Mais du côté du Calvaire, l’aventure est loin d’être terminée. Les protégés du trio Landes-Richard-Issart veulent désormais pousser le printemps « rouge et noir » le plus loin possible.
Ce dimanche, à Fleurance, les Figeacois disputeront un 8e de finale du championnat de France qui sent bon les sommets pyrénéens face à l’US Argelésienne, le XV d’Argelès-Gazost. Un adversaire forgé dans une solide culture rugby de terroir, qui ne devrait rien céder dans cette confrontation à fort enjeu. Deuxième de la poule 12 avec 64 points, derrière La Saudrune, Argelès a signé une saison régulière de très haut niveau.
Solides devant, difficiles à bouger à domicile, les Bigourdans affichent un rugby structuré autour d’un pack dense et performant sur les fondamentaux : mêlée, mauls portés, conquête et une touche redoutable avec deux ex-pensionnaires du Stade Tarbais, Paul Sajous et Alexis Armary.
Mais réduire cette équipe à un simple défi physique serait une erreur. Avec une moyenne de près de trois essais inscrits par match et moins de deux encaissés, les Pyrénéens savent aussi produire du jeu.
«Une montée acquise certes, mais pas question de lever le pied»
Leur parcours en phases finales témoigne de leur caractère. Après une courte défaite à l’aller face à Rochefort, ils ont su renverser la situation au retour avant de sortir l’US Coteaux Pouyastruc, démontrant une réelle capacité à gérer les matchs couperets.
Face à eux, le GSF arrive porté par une dynamique exceptionnelle. Troisième de la poule 11 avec 59 points, Figeac a franchi les obstacles un à un : d’abord Saint-Sever, puis Nérac au terme d’un match retour héroïque en Lot-et-Garonne. Une montée acquise, certes, mais pas question de lever le pied.
Au Calvaire, aucun détail n’est laissé au hasard, notamment avec les premières chaleurs printanières qui pourraient peser lourd dimanche.
Les détails feront la différence
Préparateur physique du groupe, David Ronsin insiste sur l’importance de l’approche adoptée cette semaine :« Avec les conditions climatiques annoncées, l’objectif est d’arriver frais physiquement et lucides mentalement le jour du match.
Aussi cette semaine nous avons allégé certaines charges de travail, insisté sur l’hydratation, la récupération et la gestion des efforts à haute intensité. Dans ce type de rencontre, la maîtrise du rythme et la discipline deviennent encore plus importantes. Demain on sait que les détails feront la différence. Pour gagner, il faudra être capables de tenir notre plan de jeu du début à la fin, être efficaces dans les zones de combat, conserver le ballon et rester très solides défensivement.
La clé sera aussi notre capacité à gérer les temps faibles sans sortir du match émotionnellement. Me concernant je fais tout mon possible que l’équipe soit engagée, disciplinée et capable d’imposer son intensité malgré les conditions. À ce niveau de compétition, l’aspect mental et la solidarité collective comptent autant que le physique.»
Un choc entre deux clubs de terroir, bâtis sur la formation et l’identité locale. Le Célé face aux Pyrénées. Un 8e de finale qui promet du combat, de l’engagement… et peut-être encore un peu de magie pour un GSF décidément insatiable.






