Rugby (Fédérale 3) : Groupe Sportif Figeacois : réalisme et sang froid

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C’est un match d’une rare intensité qui a conclu cette dernière journée des phases aller de fédérale 3. Dimanche, le GSF s’est imposé d’une courte tête face à une solide équipe de Nérac. Une rencontre indécise jusqu’au bout, où la victoire aurait pu basculer d’un camp à l’autre sans discussion. Mais le réalisme figeacois et un remarquable sang-froid dans les temps faibles ont fait la différence. Cette victoire s’inscrit dans la continuité du travail engagé depuis l’été avec un groupe largement remanié mais déterminé, qui commence à se trouver une âme.

C’est le tout jeune Charles Ronsin, pur produit de l’école de rugby du GSF, encore junior à 18 ans, qui a fait une entrée remarquée dimanche au Calvaire. Un moment particulier qu’il savourait avec un mélange de joie et de lucidité : « J’avoue que j’étais un peu stressé par l’enjeu, je ne voulais pas décevoir. Mais une fois le premier ballon touché, j’étais dans le match. Je me doutais que ça irait très vite et que ça taperait fort : la marche est haute entre juniors et seniors. Mais je m’entraîne avec ce groupe depuis le début de la saison, alors je m’étais préparé mentalement. Et puis les anciens m’ont parlé, encouragé, sécurisé. On s’était promis de gagner ici à domicile. C’est fait. Maintenant on peut regarder la deuxième partie de saison avec un peu plus de sérénité. »

Le troisième ligne Thomas Bancourt, très en vue dans l’engagement, revenait lui aussi sur ce succès capital : « Je crois qu’on a livré un match cohérent, avec une grosse défense. Eux ont beaucoup joué, ils ont enchaîné les séquences, mais on a été solides, bien en place. On n’a pas toujours eu les ballons qu’on voulait, mais on n’a jamais paniqué. En début de seconde période, quand ils repassent devant, on se pose forcément des questions. Mais on savait que dès qu’on remettait le nez chez eux, on était dangereux et capables de scorer. La conquête nous porte aussi : la mêlée et la touche, depuis quelques semaines, c’est un vrai point fort. »

Pour autant, le sympathique flanker n’éludait pas les zones d’ombre : « On fait encore trop de fautes. Des fautes de main, des plaquages hauts, des ballons mal tenus… À la fin, on les remet en jeu alors qu’on doit plier le match, aussi on sait sur quoi travailler. On est seconds au classement, c’est bon pour la confiance, mais il faut rester humbles et réalistes : la saison est encore longue. »

La semaine prochaine, pour passer les fêtes au chaud, il faudra confirmer face à Saint-Juéry, qui a créé la surprise en s’imposant sur le haut plateau aveyronnais face à Lévezou.

Enfin, un mot sur l’équipe Espoir : installée en tête du classement, elle s’est imposée avec la manière et régale le public chaque dimanche par un jeu offensif, avec plusieurs jeunes talents qui lorgnent déjà vers l’étage supérieur.