Le GSF va pouvoir passer les fêtes au chaud. Avec huit victoires en dix rencontres, les coéquipiers d’Adrien Cavalerie bouclent l’année en tête du classement avec 33 points, une position néanmoins provisoire puisque Nérac, qui compte un match en retard, reste dans le sillage immédiat avec 30 unités.
Ce dimanche, en s’imposant 35 à 17 face à Saint-Juéry, les « Rouge et Noir » ont une nouvelle fois démontré leur solidité, prenant rapidement l’ascendant au point de mener 23 à 3 à l’heure de jeu. Mais comme souvent cette saison, un léger relâchement a coûté le bonus offensif : deux essais encaissés en moins de dix minutes ont ramené les Tarnais dans la partie.
Les Figeacois ont su reprendre la main, mais le réveil est arrivé un peu tard pour espérer décrocher les cinq points. Face à une équipe de Saint-Juéry qui restait sur trois victoires consécutives, le GSF a su imposer sa logique. Forts devant, entreprenants derrière, les Lotois ont contrôlé la rencontre malgré quelques scories récurrentes dans la finition.
Cette victoire solide s’appuie d’abord sur le travail du pack, comme le confirme Loïc Salles, pilier exemplaire dimanche : « On savait que ce serait difficile car ils arrivaient lancés, notamment après leur victoire à Lévezou où nous avions lourdement chuté. Devant, c’est costaud, il fallait un pack serein sur un terrain gras comme aujourd’hui.
On a fait le boulot, même si ça a été compliqué par moments. En mêlée, je savais que chez eux ça avait été très dur. Ils ont une belle première ligne, un bon cinq de devant. On aurait pu plier le match et prendre le bonus, mais on prend deux essais qu’on ne doit jamais prendre.
À force de fautes dans nos 50 mètres, on les laisse dans le match. On gagne logiquement, mais la dernière action échoue à un mètre… Ce sont ces petites erreurs qui nous coûtent le bonus. C’est dommage, même si la place de leader reste une belle satisfaction avant la trêve. »
Derrière, le GSF a montré de belles choses, à l’image d’un Quentin Viazac à nouveau décisif pour son retour de blessure : « Le bonus aurait été un plus, mais on n’est pas assez durs quand on entre dans leurs 22 mètres. Et puis quelques oublis défensifs les remettent dans la partie. Malgré ça, j’ai vu de bonnes choses : on réagit à leurs essais, on marque de belles actions en première main. Avec un terrain aussi lourd, produire ce volume de jeu, c’est positif. Le pack avance, c’est beaucoup plus simple pour nous derrière. Je suis content de ma reprise, et de l’essai qui récompense le travail de toute l’équipe. »
Le rendez-vous est pris pour une seconde partie de saison où chaque détail comptera. L’équipe Espoir termine elle aussi cette phase aller en trombe avec 9 victoires en 10 matchs, s’installant solidement en tête avec 38 points.







