L’aventure des phases finales commence pour le Groupe Sportif Figeacois qui accueille Saint-Sever ce dimanche au Stade du Calvaire en 32e de finale aller du championnat de France de Fédérale 3.
Le Groupe Sportif Figeacois connaît désormais son adversaire pour les 32es de finale ce dimanche 26 avril au stade du Calvaire, : le Stade Saint-Sever (Landes), une formation réputée de Fédérale 3, habituée aux joutes serrées et aux phases finales. Pour le GSF, ce 32e de finale s’annonce donc comme un vrai test.
Face à une formation landaise expérimentée et joueuse, la clé résidera sans doute dans la discipline, la gestion des temps faibles et la capacité à répondre dans l’engagement.
Le coach du Groupe Sportif Figeacois, Romain Issart, se veut à la fois prudent et ambitieux.
« L’idée, c’est d’être dans la continuité », confie-t-il, alors que son groupe sort d’une deuxième partie de saison compliquée par les blessures. Une situation qui a néanmoins permis d’élargir la base de l’effectif. « On a intégré pas mal de jeunes, qui ont répondu présent. Aujourd’hui, on commence à récupérer du monde, même si tout n’est pas encore réglé. »
Car le GSF s’apprête à entrer dans l’inconnu face à un adversaire réputé pour son intensité. « On s’attend à une équipe qui met beaucoup de rythme, bien plus que ce qu’on a parfois connu dans notre poule. À nous de nous adapter rapidement. » Pour y répondre, le staff a mis à profit les trois semaines de coupure pour remettre l’accent sur la préparation physique. « On a refait une petite prépa pour arriver avec un pic de forme sur ces phases finales. »
Au-delà de l’aspect athlétique, le travail s’est également poursuivi sur le projet de jeu. Engagé dans un nouveau cycle, le GSF a profondément renouvelé son effectif et son système cette saison.
« On a changé plus des deux tiers du groupe et modifié notre manière de jouer. Depuis le début, on construit et on progresse, notamment sur le collectif. » Longtemps axés sur la conquête et la défense, les Figeacois ont su faire évoluer leur rugby. « On a réussi à mettre plus de volume, à mieux se déplacer. Sur le dernier bloc, face à de grosses oppositions, on a été rassurés. »
Reste un point d’interrogation de taille : l’infirmerie.
Malgré la coupure, plusieurs cadres demeurent incertains, notamment en première ligne. « On a encore trois ou quatre gros doutes, avec des joueurs qui n’ont pas repris les contacts. Ça risque d’être juste pour certains », reconnaît-il.
Une situation délicate, sans pour autant remettre en cause l’équilibre du groupe. « On a de la profondeur, et surtout un groupe espoirs qui tourne bien. On a su s’appuyer dessus toute la saison. »
Justement, les espoirs seront eux aussi à l’honneur qualifiés en 32e de finale, une jeune formation dans la même dynamique que l’équipe première. « Ils font une très belle saison, avec beaucoup de continuité. Ils proposent un jeu ambitieux, avec du volume, et sont capables d’user leurs adversaires. » Une identité commune qui traduit le travail de fond mené au club.
Dans ce contexte, le GSF aborde ce 32e de finale avec des certitudes, mais aussi des inconnues. « Il n’y a pas de pression particulière, conclut le coach. On veut simplement faire le mieux possible et exister dans ces phases finales. » Une ambition mesurée, mais assumée.
Les espoirs du GSF face au défi
des phases finales
Habitués des phases finales depuis plusieurs saisons, les espoirs du Groupe Sportif Figeacois seront une nouvelle fois au rendez-vous cet après-midi.
Pour ce 32e de finale, les jeunes Figeacois affrontent le regroupement basque Barcus – Menditte – Xiberoa, à 15 heures, sur le terrain de Condom dans le Gers.
Une qualification qui s’inscrit dans la continuité du travail mené au club, comme le souligne leur entraîneur Cyrill Petit. « Le parcours est presque parfait. On est l’équipe qui a le moins perdu dans la poule, même si on termine deuxièmes. On a réalisé une très grosse première partie de saison, invaincus, avant de connaître un petit creux avec les blessures. Mais le groupe a su bien réagir pour finir fort. »
Un collectif jeune, en constante évolution, qui s’appuie sur la formation locale. « Les juniors nous ont beaucoup apporté. Ils ont su s’intégrer sans faire baisser le niveau, bien au contraire. On a peu d’anciens, mais beaucoup d’énergie et de dynamisme, et ça se ressent dans le jeu. »
Une dynamique qui explique aussi la régularité des espoirs figeacois à ce niveau de la compétition. « L’équipe B est souvent le reflet de la santé d’un club. Chez nous, cela montre que la formation fonctionne et que le projet est cohérent depuis plusieurs années. »
Place désormais à un tout autre défi avec cette formation basque, réputée pour sa solidité. « Ce sont des équipes toujours difficiles à manœuvrer. Il y a du combat, mais aussi du jeu. En phase finale, ça se joue souvent sur des détails : la discipline et l’agressivité dans les duels seront déterminantes. »
Fidèles à leur philosophie, les joueurs du duo d’entraîneurs Jean Frayssinoux – Cyrill Petit ne devraient pas renier leur identité. « On met beaucoup d’énergie et on essaie de proposer du jeu. L’idée, c’est de se faire plaisir et d’en donner aussi au public. » Un état d’esprit qui a souvent fait leur force cette saison et qui sera encore indispensable dans ce type de rendez-vous.
Ambitieux sans s’enflammer, Cyrill Petit conclut : « En phases finales, l’objectif est d’aller le plus loin possible. Mais ce sont des matchs couperets, tout peut arriver. » À eux de confirmer, une fois encore, que Figeac reste une place forte des espoirs en championnat.






